« Ce qu’il y a de plus pernicieux dans ces nouvelles morales, est qu’elles ne sont pas seulement pas seulement à corrompre les mœurs, mais à corrompre la règle des mœurs »
Pascal, 1ers écrits aux écrits aux Curés de Paris.
Pascal, 1ers écrits aux écrits aux Curés de Paris.
L’avortement a toujours existé
Oui, mais il est maintenant idéologique. Banalisé ou exalté, présenté non comme un meurtre, mais comme une liberté, un droit, une dignité, ou l’affaire de la conscience seule, il n’est plus condamné, mais accepté, médicalisé, orchestré, financé, cultivé comme une plante vénéneuse et introduit dans la loi. Jamais on aura autant tué d’innocents.
Mais à quoi bon avorter, si ce n’est pour se débarrasser d’un enfant ?
De l’aveu même du Planning Familial, (dossier de juin 1978) l’enjeu est social et Politique. « Nous militons pour la contraception et l’IVG, ni par malthusianisme, ni pour améliorer l’état sanitaire de la population ». « L’objectif du mouvement est d’inscrire le combat pour la libération sexuelle dans le combat de la libération sociale et de changement de la société ». L’avortement devient ainsi un ACTE REVOLUTIONNAIRE. Aucun acte ne peut blesser d’avantage celle qui le fait, ni avec elle, bouleverser plus profondément la société. « Qui tient la femme tient la société » (Lénine). L’avortement est le fer de lance de l’idéologie et de la culture de mort. Il tient lieu de guillotine, de camp d’extermination et de crimes rituels, devenus ici, et c’est le pire, volontaires.
Quelle est cette idéologie ?
Religion de l’homme qui se fait Dieu, elle se confond avec le péché originel « Vous serez comme des dieux », disait le serpent à Eve.
Sa philosophie est le subjectivisme. Désormais l’homme décide lui-même du bien et du mal, du vrai et du faux, du juste et de l’injuste. La vérité ne vient plus d’en haut, ni même des faits, elle vient de l’homme seul. Préférant la pesanteur à la grâce, l’arbitraire à la raison droite, l’idéologie est autant une désobéissance qu’un vice de l’intelligence.
Sa morale est celle de la liberté sexuelle, sexualité sans fécondité, ou bien avec les Comités d’éthique, fécondité sans sexualité, permettant dans les laboratoires la manipulation d’embryons, ceux-ci étant déclarés pour la circonstance non véritablement humains, mais « personnes potentielles » (il serait plus juste de dire personnes avec un vaste potentiel). Freud et Frankenstein.
Sa politique est celle du laïcisme qui, contrairement à une idée reçue, ne sépare pas l’Etat de l’Eglise, mais permet à l’Etat de faire main basse sur l’Eglise, soumettant la loi morale à la loi civile. Ce retournement est inscrit dans l’article 6 dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) « la loi est l’expression de la volonté générale » : la majorité fait la vérité. « La politique est à César, et tout est à César disait Clemenceau, alors que si la politique est bien à César « tout est à Dieu, même César, même la politique ».
Les droits définis sont sans Dieu, sans devoirs, sans reconnaissance véritable des droits de l’enfant puisque est rejeté le premier d’entre eux, celui-là même de son existence. La loi qui permet l’avortement est fille du laïcisme et de l’article 6. La gauche, depuis la Révolution, s’est faite gardienne de l’idéologie. Quant à la droite, presque tout entière, elle ne pense qu’à déserter. A gauche l’inversion, à droite la trahison.
Ces conséquences sont incalculables :
- détresse de la mère qui à fait l’irréparable, du médecin qui a donné la mort, du père, de la fratrie, de la famille, de la société tout entière.
- vide démographique suicidaire, appel d’air pour des populations plus nombreuses et plus vivantes.
- vide économique qui supprime tant de futurs consommateurs et plus tard tant de futurs producteurs.
Quel peut en être le but ultime ?
N’ayant rien créé, l’idéologie veut tout s’approprier : vérité, amour, liberté, vie, mort et même, et surtout, la mort éternelle.
La culture de mort, dont certains profitent, -pouvoir, argent, « honneurs »- n’est qu’un moyen entre les mains du gnosticisme de l’anarchie –ni Dieu, ni maître- du marxisme, du libéralisme, des loges maçonniques, du féminisme et du mondialisme. Le but véritable, et il n'y en a pas d’autre, le plus souvent ignoré et caché, est de nous arracher au Décalogue (les dix commandements) et aux béatitudes évangéliques, pour nous livrer à la damnation qui nous sépare de Dieu à jamais. Satan n’est pas athée, mais révolté, et veut nous entraîner avec lui.
La guerre n’est pas seulement philosophique, morale, scientifique, culturelle, sociale, politique, démographique ou économique. Elle est tout cela, mais elle est d’abord spirituelle, religieuse. La guerre est celle des fins dernières de l’homme, elle est eschatologique.
La victoire sera celle du respect de la femme et de l’enfant. Elle appartient, nous le savons, à un petit garçon dans les bras de sa mère, l’Enfant Dieu et Marie immaculée, image de la faiblesse, de la tendresse et de la miséricorde. Il nous est demandé que d’êtres fidèles.
Source : tract s.o.s-tout-petits
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